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Du cyclisme professionnel à la colombophile !

Tom Dernies Ambresin.


Dernies est un nom connu dans le milieu du cyclisme. Michel, le papa de Tom, fut professionnel durant près d’une quinzaine d’années, remportant notamment Paris-Bruxelles et terminant second d’un Liège-Bastogne-Liège. Il épaula, entre autres, George Hincapie au sein de la Motorola avant de devenir directeur sportif.

 

Piqué dans le berceau d’un rayon de bicyclette, Tom prit le même chemin que son paternel. Après des études en vue de devenir électricien, il rejoindra à son tour les rangs du cyclisme professionnel où il roula au sein de l’équipe Wallonie-Bruxelles pour terminer sa carrière outre-Quiévrain dans la formation de Roubaix Lille-Métropole, en étant notamment au service d’un certain Baptiste Plancquaert. Tom fut ainsi professionnel durant une petite dizaine d’années et c’est d’ailleurs dans ce milieu qu’il rencontra son épouse, Molly, elle aussi coureuse cycliste professionnelle et fille de Hervé Meyvisch, ancien coureur de métier également. Les petites Mélia et Milie, les deux filles du jeune couple formé par Molly et Tom, ont donc de qui tenir. Si l’envie de faire du vélo leur prend un jour, il ne faudra pas aller bien loin pour en connaître les raisons…

 

C’est donc à l’issue de sa carrière sportive que Tom fit la connaissance de Cyprien Meskens qui lui offrira son premier contrat de travail. Très vite, l’attention que le patron donnait aux oiseaux hébergés au fond du jardin mit la puce à l’oreille de notre ancien cycliste. Compétiteur dans le sang, la colombophilie s’imposera très vite dans le quotidien de Tom. Fin 2022, il reçoit ainsi une demi-douzaine de tardifs venant des colombiers de Cyprien qu’il installe dans un petit réduit au fond du jardin. Naturellement doué de ses mains, il ne lui faudra pas bien longtemps pour concevoir et réaliser un colombier de fabrication personnelle. La grande aventure avec les pigeons pouvait ainsi débuter.

 

La colombophilie s’est imbriquée de façon naturelle au sein de la famille Dernies puisque les enfants pouvaient déjà y côtoyer des poules, des moutons, des chèvres. La plus grande des filles se montre déjà très intéressée par les soins à apporter aux oiseaux et Molly n’hésite pas à donner un coup de main à son mari lorsque ce dernier est retenu plus longtemps au boulot. Les vacances ne sont pas non plus mises de côté, c’est alors au papa Michel à qui il est fait appel.

 

Actuellement, la colonie est forte d’une vingtaine de yearlings, autant de jeunes et de six couples de reproducteurs. Les origines sont bien entendu celles de Cyprien Meskens et de chez son frère Didier, mais également de chez François-Xavier Dewez. Vincent Kockelmans et Nicolas Charles ne sont pas avares de conseils envers le nouveau venu.

 

Tom ne se donne pas d’objectifs particuliers, il est surtout conscient que, novice dans ce domaine, il lui faut apprendre, évoluer, mais surtout se faire plaisir dans cette passion qu’il découvre encore chaque jour. On peut bien évidemment deviner que son passé de coureur professionnel devait très vite ressortir et que les objectifs pourraient alors être revus à la hausse. On devine aussi que la rigueur en vigueur dans le monde du cyclisme professionnel sera un atout de choix dans la pratique quotidienne de la colombophilie. Tom avoue être très pointilleux dans le suivi de la colonie, le contraire aurait été étonnant.

 

De grands champions colombophiles ont connu dans leur jeunesse une carrière de coureur cycliste, ce n’est pas Thierry Marichal ou encore Joost de Smeyter qui le démentiraient. Passer d’un sport de très haut niveau et aussi exigeant que l’est le cyclisme à une activité comme la colombophilie qui délègue en quelque sorte le lourd travail à accomplir à l’oiseau est une très belle image. Tout le monde peut y gagner. Tom, tout d’abord, qui peut continuer à mettre en pratique la grande rigueur que nécessitait la course à vélo qui est probablement le sport le plus difficile à pratiquer en faisant appel à d’incroyables ressources qu’il faut aller puiser au plus profond de soi. Mais également notre passion, la colombophilie, qui ne peut que grandir en parvenant à attirer en ses rangs des personnalités qui ont prouvé par leur passé professionnel les valeurs qu’ils recherchent et défendent.

 

Bienvenue parmi nous Tom.

 

Jean-Philippe Delmarle.





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